Tellement ont l'air content, mais pas moi, pourquoi ?
Je ne sais même pas, j'ai tout et rien à la fois,
J'ai l'amour, mais pas la foi,
Je souris, puis pleure sans véritables raisons,
L'impression de ne jamais sortir de ma prison,
Que je me suis moi-même construite,
Dû au manque de confiance qui m'habite,
Si j'étais un animal, je serai une tortue,
Me renfermant dans ma coquille, de peur qu'on me juge,
Je n'ai jamais eu réellement beaucoup d'amis,
Par contre j'ai été la cible de nombreuses moqueries,
J'ai souvent joué le rôle de la tête de turc,
Au point d'avoir pensé à sortir avec une perruque,
Pour passer incongnito, de peur qu'on me frappe,
Et toute cette souffrance, je la dégage aujourd'hui dans mon rap,
Je me suis toujours mis en arrière par humilité,
Et me retrouve souvent les joues, pleine d'humidité,
Alors, oui j'ai fais du mal, oui pardon Alicia,
Cette claque tu ne la méritais pas,
Et pardon Marie-Christine, tu m'as donné ta confiance,
Une fois, puis 2, et moi je t'ai outragé par mes offenses,
Je suis sincèrement désolé, les filles,
J'ai l'impression de partir tout doucement en vrille,
Lucie, tu m'aimes, et je t'aime, je te le jure,
C'est juste que j'ai besoin d'une bonne cure,
J'ai l'impression de n'être qu'une merde qui n'arrive à rien,
Qui ne sait pas grande chose, même rien,
Un inculte, un putain de vaurien,
Après tout, j'ai réussi quoi dans cette putain vie,
24 ans, et rien de concret, rien que des envies,
Restées au point mort, marre du surplace,
J'aimerai monter sur scène, briser la glace,
Faire couler mon sang sur mes feuilles,
Car depuis le CM1, je suis en deuil,
Arnaud, ce petit con, qui s'amuser à me frapper,
Pour le plaisir, et personne ne réagissaient,
Et maintenant, on me trouve arrogant et violent,
Parce que je ne me laisse plus écraser par les gens,
Est-ce moi le méchant ?
Toi, tu connais pas tout ça, tu connais quoi de ma vie,
Tu connais juste ce petit comique, qui toujours souris,
Sauf derrière sa feuille et ses lyriques qui le mettent à nu,
Et là tu te dis, je n'aurai jamais dû le juger si j'avais su,
Mon inspiration vient autant de Balavoine et Cabrel,
Que de Diam's et Rohff, ma belle,
Trop de gens me font souffrir et m'irritent
Et moi, comme un con, je fais du mal qu'à ceux qui me méritent,
J'ai perdu Justine et Julie car j'ai fais le con,
Je plaide coupable et cris ma solitude dans ce son,
Yohann me manque, parfois je vais le voir au cimetière,
Seul lieu où je fais des prières,
Mais sans foi, elles ne s'exauceront jamais,
Je suis plein de contradictions, je l'admets,
J'ai voulu écouté du rap pour me sauver,
Ça m'enrage, mais aussi me soulage,
Et augmente mon courage,
D'écrire tous ces lyrics, que certains lisent,
Mais combien en comprennent les lignes,
Personne ne réussit à me guérir,
Alors, ces bâtards me laissent périr,
Heureusement, certains restent,
M'épaulent, et m'aident à jeter du leste,
Pour que je m'envole, mais l'atterrissage est toujours plus brutal,
Alors, je tourne en rond dans mes textes, au point qu'ils en deviennent banals,
Et mes ennemis en ont la banane,
On m'a abandonné, Cyrielle, tu m'as fait mal,
Je t'ai donné mon amitié,
Toi, tu l'as brisé,
Et comme ça ne suffit pas, tu froisses mon honneur,
Me poignardant en plein c½ur,
Au théâtre, on m'a pris pour ce guignol qui fait du rap,
Ce comique ringard qui prend la vie pour une blague,
Alors j'ai quitté la troupe, ne me sentant plus à ma place,
Ne me sentant plus aimé, tu comprends j'étais las,
J'ai toujours bluffé mon carré d'as,
J'ai toujours fais semblant d'être heureux,
Moi, l'enfant qu'au collège, on disait hideux,
Ce texte c'est mon testament, la vérité sur ma vie,
Si demain était mon dernier, j'aurais mis les points sur les i,
Je sais qu'à ma mort, on portera une opinion sur ma personne,
C'est pourquoi j'écris ce texte avant que le glas ne sonne,
Car les paroles volent, mais les écrits restent gravés,
Alors, j'écris chacune de mes pensées,
Pour ne pas que la vérité soit déformée,
J'ai un BTS mais ma situation reste précaire,
Je cavale de taf en taf, de CDD en CDD, au point que je m'en perds,
Je me suis même égaré dans un Mc Do et à Simply,
Avant qu'IBM me relance, et que la DRASS me sourit,
J'ai toujours dû prouver mon niveau, redoublé d'efforts,
Je sais que je suis seul maître de mon sort,
Dans ce monde capitaliste,
Les gens sont individualistes,
Les gens t'aiment bien,
Seulement pour tes biens,
Ils sacrifient l'équipe pour leur propre avantage,
Alors, t'es game over sans rage, ni courage,
Allez, nage,
Si tu veux éviter le naufrage,
Lis mes pages,
Mais ne me prends pas pour un sage,
Je ne suis pas un modèle, loin de là,
J'ai perdu des amitiés par mes dégâts,
J'ai été rendu aveugle par ma paranoïa,
Naïf, j'ai traîné avec de sales gars,
Ce texte n'est rien d'autres que mon mea culpa,
Mais aussi une arme pour tirer sur ceux qui m'ont blessé,
Tous ces bâtards qui m'ont délaissé,
Un texte sans trace de poésie,
Mais qui noie tant ma mélancolie